Tour de plaine

Tout savoir sur les 3 types d'apport d'azote pour le blé

Rédigé par Alpha de Spotifarm | 17 févr. 2025 13:16:33

Le choix du type et du moment des apports d'azote est crucial pour optimiser les rendements du blé.

En effet, une fertilisation bien maîtrisée permet non seulement d'améliorer le rendement, mais aussi d'ajuster l'apport en fonction des besoins réels des cultures.

Dans cet article, nous allons détailler les trois types d'apport d'azote pour le blé : le premier apport au tallage, le deuxième au début de la montaison, et le dernier à la floraison.

Ces étapes permettent de répondre aux besoins nutritionnels spécifiques du blé à chaque phase de son développement, tout en limitant les pertes d'azote et en optimisant l'efficacité de la fertilisation.

 

Sommaire : 

Pourquoi l'azote est-il essentiel pour le blé ?

Le premier apport d'azote : au tallage

Le deuxième apport d'azote : au début de la montaison

Le troisième apport d'azote : à la floraison

La stratégie de fractionnement de l'azote : pourquoi et comment ?

 

Pourquoi l'azote est-il essentiel pour le blé ?

L'azote est un nutriment essentiel pour la croissance des plantes, en particulier pour les cultures de blé.

Il joue un rôle clé dans la photosynthèse, la croissance des feuilles et la formation des protéines dans les grains.

Un apport insuffisant en azote peut entraîner un développement limité de la plante, des rendements réduits et une qualité de grain inférieure.

À l'inverse, un excès d'azote peut provoquer une croissance excessive des tiges et des feuilles, réduisant ainsi la qualité du grain et augmentant la sensibilité aux maladies.

L'azote doit être apporté en plusieurs fois durant la saison pour suivre les besoins spécifiques de la culture et éviter les pertes par lessivage ou volatilisation.

 

Le premier apport d'azote :

Au tallage

Le premier apport d'azote intervient au moment du tallage du blé, c'est-à-dire lorsque la plante commence à développer ses premières tiges secondaires.

Ce stade se situe généralement entre le stade 30 et 31 du développement du blé.

À ce moment-là, l'azote est essentiel pour favoriser la croissance végétative du blé et permettre une bonne structuration de la plante.

Objectif du premier apport

L'objectif principal de cet apport est de stimuler la croissance des jeunes tiges et d'encourager la formation des racines.

Un apport équilibré à ce stade permet de soutenir la plante pendant sa phase de croissance initiale et de préparer la culture à une future montaison.

Il est recommandé de ne pas excéder les doses, car un excès d'azote au tallage pourrait entraîner une précocité excessive du blé, rendant la plante vulnérable aux stress hydriques et réduisant la résistance aux maladies.

Quantité d'azote à apporter

La quantité d'azote à appliquer dépend de la fertilité initiale du sol, du type de blé cultivé et des conditions climatiques.

En règle générale, ce premier apport représente environ 30 à 40 % des besoins totaux en azote de la culture.

Ce dosage doit être ajusté en fonction de la teneur en azote du sol et des prévisions météorologiques pour éviter toute perte.

 

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Le deuxième apport d'azote :

Au début de la montaison

Le deuxième apport d'azote se fait généralement au début de la montaison, entre les stades 31 et 37 du blé.

À ce stade, la plante commence à prendre de la hauteur et à développer les premières feuilles du épi.

Cet apport est crucial pour soutenir la croissance végétative et pour renforcer la base de la plante.

Objectif du deuxième apport

Ce deuxième apport vise à soutenir la croissance du blé et à favoriser la formation des épis.

C’est aussi à ce moment que les besoins en azote du blé augmentent, car la plante se prépare à entrer en phase de production.

Une fertilisation à ce stade permet d’assurer un bon rendement en grains en augmentant la production de matière sèche et la formation des épis.

Quantité d'azote à apporter

En moyenne, le deuxième apport d’azote représente entre 40 et 50 % des besoins totaux en azote.

Il est crucial de bien calibrer cet apport pour éviter un excès d'azote qui pourrait entraîner une montée trop rapide de la plante, ce qui augmenterait le risque de verse (chute des tiges) et de pertes de rendement.

 

Le troisième apport d'azote :

À la floraison

Le dernier apport d'azote intervient à la floraison, au moment où le blé commence à produire des fleurs et se prépare à la mise en grains.

Ce stade, qui se situe généralement entre les stades 55 et 65, est crucial pour garantir la bonne maturation des grains.

Objectif du troisième apport

L’objectif de cet apport est de soutenir la formation des grains et leur remplissage.

Il permet d’éviter une carence en azote à un moment clé du développement du blé, ce qui pourrait nuire à la qualité des grains.

Un apport équilibré à la floraison permet d'améliorer le poids des grains, leur qualité nutritionnelle et leur rendement final.

Quantité d'azote à apporter

Le dernier apport représente généralement entre 10 et 20 % des besoins totaux en azote.

Cette quantité doit être ajustée en fonction des conditions climatiques, notamment si un excédent d’humidité est prévu.

Trop d'azote à ce stade peut entraîner une accumulation excessive de matières azotées dans les grains, ce qui affecte leur qualité et leur résistance aux maladies.

 

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La stratégie de fractionnement de l'azote : pourquoi et comment ?

Fractionner l’azote en trois apports répartis sur la saison est une pratique courante qui permet de répondre aux besoins nutritionnels du blé à différents stades de son développement.

Cette méthode présente plusieurs avantages : elle permet une meilleure absorption de l'azote par la plante, limite les pertes et optimise la rentabilité de la fertilisation.

Avantages du fractionnement des apports

Réduction des pertes : en apportant de l’azote de manière fractionnée, on évite le lessivage et la volatilisation de l'azote, réduisant ainsi les pertes liées aux conditions climatiques défavorables.

Optimisation de la nutrition de la plante : chaque apport d’azote est effectué au moment où la plante en a le plus besoin, ce qui optimise son développement et sa capacité de production.

Amélioration de la qualité des grains : une fertilisation bien dosée et bien répartie sur la saison favorise non seulement le rendement, mais aussi la qualité du blé, notamment sa teneur en protéines.

 

La fertilisation azotée du blé, bien que délicate à gérer, est essentielle pour maximiser les rendements et la qualité des cultures.

En fractionnant les apports d’azote en trois étapes clés (tallage, début de montaison et floraison), les agriculteurs peuvent répondre de manière plus précise aux besoins de la plante à chaque stade de son développement.

L’utilisation d’outils comme Spotifarm permet de suivre l’évolution des cultures grâce à des images satellites, et ainsi ajuster en temps réel les apports d’azote, pour un rendement optimal et un meilleur retour sur investissement.

 

Pour en savoir plus… : 

Alpha de Spotifarm 🛰️