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Les 7 adventices les plus répandues en grandes cultures ?

par Alpha de Spotifarm, le 25 août 2022 11:10:01
Temps de lecture estimé : 8 min.

Quel agriculteur n’a jamais râlé contre des adventices dans sa parcelle. La mauvaise herbe n’est là par hasard, certaines d’entre elles tuent des cultures en puisant tous les nutriments du sol. Les mauvaises herbes sont aussi très envahissantes et se propagent très rapidement. L’objectif de cet article est d’apprendre à mieux connaître les 7 adventices les plus répandues en grandes cultures, afin de mieux comprendre les raisons de leur présence et de mettre en œuvre les actions permettant d’arrêter l’envahissement des adventices : pratiquer des faux-semis, décalage de la date de semis, diversification des cultures, etc. 

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SOMMAIRE

  1. Le chénopode blanc ou épinard sauvage
  2. Le gaillet gratteron : La plante médicinale qui ne soigne pas vos cultures
  3. Le Ray-grass : Italien ou anglais, il aura un impact sur vos céréales
  4. La renouée des oiseaux : Les oiseaux qu’on aime détester
  5. Le liseron des champs : La belle adventice 
  6. Le coquelicot : De la concurrence pour vos céréales
  7. Chardon des champs : Le Cirsium Arvense

 

1) Le chénopode blanc ou épinard sauvage

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Le chénopode blanc est une adventice particulièrement commune dans les cultures. La plantule est un port dressé avec des feuilles opposées.

Cette adventice est principalement présente en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. De plus, le chénopode blanc est réputé pour être une adventice de premier plan sur les cultures de printemps. Il peut se révéler très néfaste sur votre rendement.

Le chénopode blanc est une plante mésophile (besoins en eau moyens, sols sains) et nitrophile (sols riches en nitrates ou en déchets organiques)

 

Les dégâts causés par le chénopode blanc :

    • Difficultés de triage dans les légumineuses
    • Impact négatif sur le rendement : en culture de betterave, cette adventice peut avoir un impact important sur le rendement
    • Diminution considérable de la qualité des récoltes : dans les cultures à récolte de graines, les chénopodes peuvent apporter de l'humidité défavorable à la conservation des produits récoltés

 

 

Comment arrêter l’envahissement du chénopode blanc  ?

Il existe différentes pratiques qui permettent de limiter la présence de chénopodes parmi lesquelles : 

  • La pratique des faux-semis : il est possible de la duper en préparant le sol comme pour un semis au début de printemps, attendre la levée des plantules des mauvaises herbes et sarcler le sol. Cette technique permet ainsi d’éliminer une grande quantité de graines de chénopodes qui patientent en terre
  • Intervention mécanique : Les chénopodes se détruisent plutôt aisément avec une herse étrille, la houe rotative ou la bineuse
  • L'utilisation d'herbicides adaptés aux cultures en place 

 

Comment reconnaître le chenopode blanc depuis votre smartphone  ?   c'est par ici

 

2) Le gaillet gratteron : la plante médicinale qui ne soigne pas vos cultures

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Le gaillet gratteron est une plante d’hiver appartenant à la famille des Rubiacées.

Très connue pour ses propriétés médicinales, en tant que membre de la famille des caféiers, cette mauvaise herbe est répandue dans toute la France et dans le monde, mais préfère les sols calcaires, argileux, limono-argileux et limoneux.

La plantule se caractérise avec une tige, des feuilles verticillées et linéaires, de grands cotylédons elliptiques et pétiolés.

Cette adventice est très présente dans les cultures d’hiver (protéagineuses, céréales, céréales à paille, colza) et dans les cultures de printemps (pomme de terre, cultures fourragères, orge, betterave, lin, pois, féverole).

Les dégâts causés par le gaillet gratteron :

  • Cette adventice utilise souvent les cultures céréalières comme mentor pour s’élever, provoquant une grosse perte de rendement
  • Pertes de semences : ses graines sont difficiles à éliminer des semences (notamment colza), ce qui pose des soucis non négligeables pour la filière semencière.
  • Enorme impact sur la qualité des récoltes : accroissement de l’humidité sur les récoltes

Comment se débarrasser du gaillet gratteron ?

  • Labourer la terre : compte tenu de la persistance modérée des graines de gaillet une fois enfouies dans le sol, le labour est une solution agronomique efficace
  • Pratiquer des faux-semis : les faux semis réguliers seront efficaces à partir de septembre pour se débarrasser du gaillet gratteron 
  • Décalage de la date de semis afin de limiter les levées précoces de l'adventice

 

3)  Le Ray-grass : Italien ou anglais, il  aura un impact sur vos céréales

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Le ray-grass (famille des graminées) est une mauvaise herbe très présente en grandes cultures de céréale et colza, particulièrement dans les systèmes en non-labour d’hiver. Cette adventice fait son apparition à la fin du printemps et préfère les températures fraiches et craint la sécheresse.

.Le Ray-grass est facilement reconnaissable avec son aspect mat et sa face inférieure brillante, sans pilosité et de couleur sombre. Les feuilles du ray-grass sont étroites et lisses au toucher

Les dégâts causés par le Ray-grass :

  • Impact sur le rendement : le ray-grass aura un impact considérable sur le rendement pour les céréales à paille d'hiver
  • Gêne à la récolte
  • Dégradation de la qualité : dans les parcelles infestées par les ray-grass, on observe fréquemment la création de foyers de virus et de pucerons vecteurs de jaunisse au sein de la culture.

Comment arrêter l’envahissement du Ray-grass ?

  • Décalage de la date de semis : le retard de la date de semis en blé est un levier efficace. Il permet d'esquiver une partie des levées mais facilite surtout la pratique du faux semis
  • Pratiquer des déchaumages  : les graines de ray-grass germent à partir du début de l'automne, c'est donc une période propice à la mise en œuvre de déchaumages superficiels
  • Intervention mécanique : les ray-grass se détruisent plutôt facilement avec une herse étrille

 

 

4) La renouée des oiseaux : les oiseaux qu’on aime détester

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C’est une plante qui se développe tout au long de l’année sur les grandes cultures particulièrement sur les cultures de céréales. C’est une plante assez astringente, vulnéraire et hémostatique.

Cette adventice à une préférence pour les sols humifères sableux et limoneux riches en azote.

 La renouée des oiseaux a une nuisibilité faible et elle peut avoir un effet de défense contre les autres adventices. Mais en cas de forte invasion l’adventice peut s’enrouler autour des tiges de maïs donc gêner les récoltes. La période de floraison est de mai à novembre et arrive à maturité entre juillet et novembre.

 

Les dégâts causés par la renouée des oiseaux :


  • Perte de rendement : l'adventice a un impact important sur le rendement dans le cadre des cultures de betterave

Comment arrêter l’envahissement de la renouée des oiseaux ?

  • Pratiquer des déchaumages  : les périodes les plus propices se situent au printemps  dès le mois de mars sur sol réchauffé
  • Diversification des cultures :  des rotations à cultures d'hiver dominantes permettent de limiter l'extension de cette adventice

 

 RECONNAITRE LES ADVENTICES POUR MIEUX LES GERER

 

5) Le liseron des champs : La belle adventice 

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Le liseron des champs est une adventice appartenant à la famille des convolvulacées. C’est une adventice vivace à croissance rapide. À cause des semences que produit la plante, de nouvelles pousses apparaissent en fin d’hiver.

Cette adventice est présente dans toute la France, elle privilégie les cultures d’été, les sols neutres et drainés riches en azote, elle ne craint pas la sécheresse, elle évite les hautes altitudes et les secteurs frais. On rencontre souvent le liseron des champs sur des parcelles en agriculture biologique

 

Les dégâts causés par le liseron des champs :

  • Concurrence avec les cultures : cette mauvaise herbe est fortement concurrentielle avec les cultures pour ses besoins vitaux (l’eau, la lumière et
    les nutriments)

Comment se débarrasser du liseron des champs  ?

  • Rotation des cultures : faire des alternances entre les cultures d’automne et d’été présentent un grand intérêt
  • Passage avec une herse étrille : avec son débit de chantier important, la herse étrille va déraciner facilement les plantules du liseron des champs

 

6) Le coquelicot : De la concurrence pour vos céréales

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Le coquelicot est une plante annuelle, d’une hauteur maximum de 65 cm, il présente une tige dressée ramifiée et hérissée.

Cette plante de la famille des papavéracées apparait en automne et en hiver sur les cultures de céréales, notamment sur plusieurs variétés de blés (blé tendre, blé dur et orge). Le coquelicot est incontestablement l’adventice la plus célèbre et l’une des plus répandues. Sa constance provient de sa production semencière riche et de la longévité de ses graines.

Cette mauvaise herbe a une préférence pour les sols limoneux et argileux, elle est très peu sensible aux effets du travail au sol. Pour maîtriser cette adventice, il faut jouer sur la rotation des cultures.

Les dégâts causés par le coquelicot 

  • Gêne à la récolte : d'après Arvalis, pour une densité de coquelicots de 77 plants/m², le rendement de blé diminue de 12%, 16% et 42,5% respectivement pour des densités de blé de 207, 116 et 39 plants/m²
  • Dégradation de la qualité : en cas de forte présence à la moisson, le coquelicot pénalise les chantiers de récolte et introduit des impuretés indésirables

Comment arrêter l’envahissement du coquelicot ? 

  • Diversification des cultures : la rotation des cultures avec la mise en place de cultures de printemps ou d’été comme le maïs joue bien son rôle pour casser le cycle du coquelicot
  • Lutte mécanique : les plages d'interventions sont très courtes en automne pour utiliser la herse étrille ou la houe rotative, il faut obligatoirement des conditions sèches en surface

7) Chardon des champs : Le Cirsium Arvense

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Cette adventice de la famille des astéracées se développe dans des sols humides argileux, argilo-limoneux, fertiles et riches en éléments nutritifs et peut être présente dans toutes les grandes cultures. Le chardon des champs se caractérise par des tiges à port dressé pouvant atteindre 1,5 m maximum. De plus, les racines du chardon peuvent se développer jusqu’à 6 mètres de profondeur.

Le chardon des champs se reproduit principalement via son système racinaire vigoureux (multiplication végétative) en colonisant rapidement le milieu par taches. Ce caractère le rend très compétitif vis-à-vis des cultures implantées.

Cette espèce est une plante vivace. En hiver, ses parties aériennes se dessèchent et elle subsiste sous forme de rosette, grâce à ses organes souterrains (rhizomes). Ses rhizomes contiennent des réserves nutritives carbonées qui varient au cours du temps selon un flux cyclique.

Les dégâts causés par le chardon des champs


  • Perte de rendement : cette mauvaise herbe peut faire chuter les rendements de façon considérable. La concurrence s'exerce alors par un rapide étouffement de la culture et par le prélèvement d'éléments minéraux voire l'eau

Comment arrêter l’envahissement du chardon des champs

  • Travail au sol labour : l'activité du chardon peut être affaiblie si un labour est fait
  • Faire des faux-semis : le but est alors d'épuiser la mauvaise herbe en travaillant le sol en dessous des rhizomes horizontaux

 

Pour en savoir plus :

 

Alpha de Spotifarm 🛰️

Tag:Techniques culturales

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